Mon métier, de l'autre côté.

Mes formations

Par Le 27/02/2023

Mes formations et diplômes dans la petite enfance :

 

Le projet d'accueil

Par Le 29/06/2018

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Parce que j'ai longtemps pensé que ce n'était pas utile, puis pas su comment l'élaborer par la suite, je n'ai à ce jour jamais travaillé avec un projet d'accueil. Et puis de formations en formations, en discutant avec des collègues, j'ai été convaincu de son utilité. Et au fur et à mesure des années d'expériences, j'ai vite su ce que je voulais y mettre ou non. Alors aujourd'hui je t'en parle, et je t'explique tout !

 

Le projet d'accueil, qu'est-ce que c'est ? 

Le projet d'accueil (ou livret d'accueil) est un support très important sur lequel l'assistante maternelle se présente, et exprime sa façon de travailler. On y comprend sa personnalité ainsi que son mode de fonctionnement.

Le projet d'accueil, pour quoi faire ?

Il a pour but de mettre à plat toutes les situations que nous serons susceptibles de rencontrer durant l'accueil d'un enfant. Il permet de poser les choses, d'aborder tous les sujets. Parfois nous oublions certains points lors de l'entretien, quand d'autres nous passent au dessus car l'enfant n'est pas concerné pour l'instant. Et puis quand le jour arrive, si le parent-employeur et l'assistante maternelle ne sont plus sur la même longueur d'ondes, cela peut poser problème. Le projet d'accueil est un support papier et signé (en plus du contrat de travail et du livret personnel d'accueil) que le parent pourra garder sous la main tout au long de la période où leur enfant vous sera confié. 

Il peut être également utile à envoyer par mail à un parent avant de vous rencontrer, afin de ne pas perdre du temps. Si le parent aime vos méthodes de travail, il voudra vous rencontrer. Si cela ne colle pas du tout, rien ne sert d'ouvrir sa maison à un entretien. 

Le projet d'accueil, quoi y mettre ?

Lorsqu'on le commence, on a du mal à savoir quoi y mettre. Mais une fois qu'on pense à un sujet, les autres arrivent sur le champ.

Il doit d'abord vous présenter vous. Pensez aux futurs parents employeurs qui ne vous ont pas encore rencontré. Il doit présenter votre domicile, votre famille, votre parcours. Puis enfin, traiter toutes vos méthodes de travail. 

Exemple : sur le contrat, vous abordez le sujet des maladies. Il est inscrit que vous ne les prenez pas malades mais rien n'est souvent détaillé et il peut y avoir conflit par la suite quand la situation ne vous arrange pas ou inversement. Et bien sur votre projet d'accueil, vous établierez tout ce dont il est bon de parler : le cas d'une fièvre faible, de forte fièvre, d'une maladie contagieuse, lesquelles vous posent problèmes et pourquoi, comment agissez-vous si la fièvre arrivent, quand appelez-vous, devront-ils venir chercher l'enfant en cours de journée, quand appelez-vous les secours, quel médicament vous donneriez et sous quelles conditions etc. Les détails sont importants pour vos relations avec les parents et cela les rassure beaucoup de voir que vous êtes organisé(e) et que tous les sujets sont vraiment réfléchis. 

Evidement, un projet d'accueil doit évoluer au fil du temps. D'une part pour mettre à jour votre présentation, votre façon de travailler qui changera au fil du temps grace aux nombreuses remises en questions (je l'espère!) et formations. Mais aussi car il y aura toujours un thème auquel nous ne pensions pas et qui un jour, aura sa place après une situation concrète. D'ailleurs au fil du temps où j'ai élaborer le mien, chaque jour je me disais "ah oui et ça aussi ! Il faut que j'en parle !" et c'est comme ça que petit à petit, mon projet d'accueil a vu le jour. Cela a pris plusieurs mois. 

Le projet d'accueil, prend-il le dessus sur le contrat ?

Non, rien ne prend le dessus sur le contrat de travail. Il le complêtera parfaitement et valorisera votre travail. Le contrat est théorique, le projet d'accueil c'est votre pratique quotidienne, et c'est ça qui sera important pour l'enfant et le parent. 

Mon projet d'accueil

Je ne mettrai pas en détail mon projet d'accueil ici car il est propre à chacun et il y a autant de manières de travailler qu'il y a d'assistants maternels. Mais parce que je sais que cela peut être difficile de se lancer, je vous livre ici la trame du mien : 

1) Introduction 

2) Présentation ( moi en premier temps, puis ma famille, mes formations, mon parcours, mon rôle)

3) Présentation de mon logement ( mon logement, son environnement, l'aménagement des espaces, ceux qui sont accessibles aux enfants ou pas)

4) Comment je réponds à leurs besoins ( mes règles, l'autonomie, la communication, la socialisation, les besoins intellectuels, moteurs, affectifs, le sommeil etc)

5) Mes fonctionnements concrets (le change, la continence, les repas, les maladies, l’hygiène, les soins, les sorties, l’adaptation, l’accueil du matin et du soir, top assmat, le doudou et la tétine)

6) Une journée type

7) Les frais annexes au salaires ( explications des frais d'entretien et de repas)

8) Adresses utiles

 

Voilà, il s'agit d'une liste non exhaustive évidement mais si cela peut aider certains, j'en serais ravie :) 

Signature

Assmat : le premier entretien avec les parents

Par Le 13/01/2018

 

Aujourd'hui je vais aborder un nouveau thème et ne pas parler de mes chers et tendres Babyz. Aujourd'hui on va parler de ce qu'il y a en amont, la base de tout : l'entretien avec les parents !

Une source de stress pour celles qui débutent.

Et là, je me sens déjà une vieille de service en écrivant ce titre ... Non mais il est où le temps où je me nouais l'estomac rien qu'à l'idée de recevoir de futurs parents employeurs à la maison ? Bien loin apparemment, et heureusement aussi. 

J'ai reçu un message d'une future collègue sur Instagram, qui se pose quelques questions avant ce fameux jour et j'ai réalisé que je n'en n'avais jamais parlé ici. Alors ce sera l'occasion. 

Je me rappelle très bien de mon premier entretien. Et si on m'avait donné quelques clés à ce moment là, je n'aurais pas fait les mêmes choix. Et c'est vrai qu'en formation, on nous laisse un peu seule face à cela. On doit déjà être grande, forte, barricadée et prête à tout. Mais ça ne marche pas toujours comme ça. Des fois, et ça a été mon cas au début, on se sent si jeune, si débutante, que nous ne laissons montrer que cela de nous. Ca n'envoie pas une bonne image et ça peut aussi parfois, en fonction de qui vous aurez en face de vous, instaurer immédiatement de futures dérives. Mais rassurez-vous, cela reste très rare, et on a bien souvent de grandes perles en face de nous pour nous mettre à l'aise aussi !

Le naturel.

Le conseil que je donne à chacune, c'est de rester naturelle. Tout simplement. Les parents vous choisirons pour vous, ce que vous êtes, ce que vous dégagez. Ils vous verrons ensuite chaque jours de votre vie quasiment, alors rien ne sert d'en faire trop. Pour la maison c'est pareil, n'oubliez pas de préciser aux parents si vous les recevez en dehors de l'accueil (ce que je conseille aussi, le travail c'est le travail), que l'espace ne sera pas toujours si bien rangé en temps normal (et temps mieux d'ailleurs !).

Le premier contact. 

En général, le premier contact se fait par téléphone. Et CE premier contact, doit déjà les orienter et vous orienter. 

C'est bête, mais si vous avez une maman ou un papa au bout du fil, qui cherche un mode de garde pour ce qu'il a de plus cher au monde, il vous jugera d'abord sur votre voix, votre ton, votre manière de parler. Alors attention à celles qui pensent décrocher à leur mari qui a encore oublié ses clés " $!%# quoi encore ?" ^^.

Ne fermez pas les portes trop vite également : ce n'est pas parce qu'une maman recherche un mi-temps, qu'elle ne voudra pas un temps plein d'ici quelques mois. Restez à l'écoute de chacun, d'autant plus que de plus en plus de parents sont dans cette demande et que vous pouvez facilement compléter un contrat par un autre mi-temps. Nombreux sont les parents ne trouvant pas de mode de garde car les assmats refusent catégoriquement les mi-temps. Et c'est bien dommage. 

Pareil pour vous, n'acceptez pas de rencontrer n'importe qui. Si vous saviez les appels que je reçois parfois ^^ A coups de tutoiement direct, de "c'est vous qui gardez les gosses là?", ou d'un simple ton un peu méprisant ... NEXT !!!! Désolée je suis complète ! Attention aussi à ceux qui vous demande vos tarifs avant même de savoir votre prénom, votre âge où si vous êtes vraiment agréée. Il y en a ... et franchement, je sais que c'est un budget pour beaucoup mais pour une différence de quelques centimes par jour entre vous et la voisine, je pense que le travail fourni et la qualité de l'accueil doit être un critère bien plus important. 

Que demander au téléphone ? 

- Le prénom et l'âge de l'enfant s'il est né. 

- La date approximative du début de l'accueil souhaitée. 

- S'ils les connaissent, les horaires approximatives. Cela évitera les déplacements, s'ils ont besoin de vous le samedi et que vous ne travaillez pas le week-end par exemple. 

- Si l'enfant a déjà été accueilli chez une assmat, ou en crèche ? S'ils ont eu une mauvaise expérience par le passé, rassurez les, ils en ont sûrement grandement besoin.

- Convenez d'un éventuel rendez-vous pour un entretien. 

Le feeling.

Tout partira de là. 

Vous le ressentirez de toute façon. 

Vous devez sentir que vous pourrez travailler main dans la main, que le climat sera agréable et qu'ils vous feront confiance. Vous devez être d'accord sur la manière dont vous aborderez les choses (séparation, activités, sorties, propreté etc.) dès le départ. Et là, il vaut mieux un bon livret d'accueil. Mais ça, je ferais un autre article dessus car je suis encore en train de peaufiner le mien pour mes futurs accueils. 

Pour moi l'accueil d'un enfant doit se faire en équipe : entre vous, les parents et l'enfant. Il faut que vous soyez sur la même longueur d'ondes pour que l'enfant se sente bien chez vous. Cela s'appelle : la relation triangulaire. Ne l'oubliez jamais.

L'entretien.

Il est préférable que celui ci se fasse en dehors de vos heures d'accueil. Vous aurez ainsi l'esprit à 100% disponible pour les parents. Et à 100% pour vos loulous la journée.

A demander : 

- Connaissent-ils le métier d'assistante maternelle ? (certains connaissent, d'autres ont des aprioris, des interrogations. C'est le moment d'expliquer votre métier, votre formation, les contrôles, les aides professionnelles : les puéricultrices...)

- Ont-ils déjà été au relais ? Cela peut les aider à se sentir moins seuls dans leur nouveau rôle d'employeur de savoir que le relais peut servir d'intermédiaire (contrats, explications etc...)

- Pourquoi ont-ils choisi ce mode de garde ? Il est important de savoir si c'est leur choix, si c'est un second choix (parce qu'ils n'ont pas eu de place en crèche) ou s'ils attendent une réponse de la crèche et préparent leurs arrières. Il vaut mieux être honnête dès le départ, vous pouvez aussi accepter de les dépanner le temps qu'ils aient leur réponse (ou pas). 

- Qu'attendent-ils de vous ? J'aime bien cette question. Pour moi, elle détermine tout de suite si je me sens de travailler avec ces parents ou non. 

Présentez-vous : 

- Expliquez votre métier, votre parcours (vous allez rentrer dans leur vie, ils peuvent vous connaître un peu), parlez du contrôle de la PMI, votre type d'agrément, vos dérogations, vos formations dans ce domaine, la possibilité de faire des formations continues, votre ancienneté etc.

- Présentez votre famille : qui compose votre foyer, qui sera amené à rencontrer leur enfant.

- Présentez les enfants que vous accueillez et ceux qui seront toujours présents lors de l'accueil éventuel (leurs âges, le type d'accueil : périscolaire, temps plein ...)

- Parlez de votre organisation : des repas, de l'alimentation, du rythme de sommeil, des lieux de sommeil, des activités, des sorties, des jeux proposés, des trajets scolaires, de la voiture, de la propreté si l'enfant y est bientôt ... expliquez une journée type.

- Pour les sorties, précisez ce que vous proposez. Il est important pour les parents de connaître les endroits où leur enfant sera amené à être sans eux.

- Si vous prévoyez d'être ouverte à l'accueil d'un enfant porteur de handicap, indiquez le maintenant aussi. Les parents sauront, et y seront préparés si l'éventualité se fait. 

Si le feeling est là : 

Et que vous sentez que cela va se faire, vous pouvez aussi aborder d'autres points plus poussés. Souvent c'est eux qui vous le demande.

- La composition du sac à fournir.

- Le sujet des médicaments, des maladies, des certificats en cas d'absence ...

- Votre organisation en terme de période d'adaptation.

- Le respect des heures d'arrivées et de départ, les heures complémentaires, les heures supplémentaires, la mensualisation...

- Votre tarif horaire, vos majorations, les indemnités d'entretien, de repas.

- Le respect d'être rémunérée dans les temps.

- Les vacances.

La visite.

Si vous sentez le feeling et seulement si, faîtes visiter votre logement. En effet, on a souvent tendance à vouloir le faire en premier, mais préservez aussi votre vie privée. Il y aura des parents avec qui vous ne travaillerez jamais alors ne montrez pas votre chez vous de fond en comble à toute la ville. 

Les pièces à faire visiter : 

Toutes les pièces dont l'enfant aura accès ! Cela comporte la salle de jeux (ou l'espace de jeux dédié à votre travail), la ou les chambres, les toilettes, la salle de bain s'ils seront amenés à s'y laver les mains, à y être nettoyer ou changer, la pièce à vivre, le lieux des repas ... 

Pour finir.

- Est-ce qu'ils ont des questions ? 

- Déterminez un délais de réflexion pour eux comme pour vous afin de rester ouverte à d'autres entretiens ou pas. 

 

Conclusion.

Soufflez un bon coup et restez vous même. Tout va bien se passer. Avec le temps, vous en prendrez l'habitude.

Si vous stressez encore, si vous avez eu besoin de cet article, c'est sûrement parce que vous débutez.

Vous sortez donc de formation, vous êtes fraichement professionnelle et pleine de bonnes intentions. Alors montrez le, prenez un carnet, un stylo, proposez leur un café, et voyez si vous pourrez travailler ensemble ou non. 

Bon courage !!!!

JE SUIS DIPLOMEE !!!

Par Le 09/07/2017

 

Attention ! Post sans aucune photo d'enfants, juste beaucoup de blaba !

Je profite de ce dimanche soir pour faire cet article qui me tient beaucoup à coeur. 

 

Si je devais résumer cette année 2017, professionnellement : beaucoup de stress ! Entre le renouvellement, la demande pour 4, et le CAP, ce fut une année riche en émotions. 

Mais je suis heureuse, très très heureuse, de vous annoncer que je suis titulaire de mon CAP petite enfance !!!! 

 

Retour en arrière rapide sur ce qui m'a amené jusqu'ici : 

J'ai d'abord fais mes études dans la mode où j'ai obtenu un BAC+2. J'ai adoré mes études, j'ai remporté des concours et obtenu mon BAC avec Mention Très bien, malgré mon côté un peu "révoltée" et "anti autorité". J'aimais ce que j'apprenais, je m'éclatais en cours de pratique, j'avais des facilités dans les matières générales donc mes études ont été satisfaisantes. C'est donc toute contente que je suis arrivée sur le marché du travail à 20 ans dans l'espoir de pouvoir m'éclater à nouveau dans la vie active. La réalité de ce milieu m'a vite ratrappée, secteur bouché, secteur à "fils de" et où seuls les -10ansdexpériences- ou les -sortisdegrandesécolesmêmemoyens- avaient leur chance. Je pouvais commencer par les retouches évidemment, comme beaucoup d'entre nous, mais je ne voulais pas. Je voulais créer, me servir de mes mains et de mon imagination, pas passer ma vie à refaire des ourlets et recoudre des boutons pour les mamies du coin. J'ai donc en parallèle d'un petit boulot de vendeuse chez Zara (le B.A.BA de la bordelaise) tenté de monter ma petite entreprise à deux reprises. Deux marques déposées, deux projets dans lesquels je croyais profondément mais qui n'ont fait que renforcer l'idée que les gens d'aujourd'hui ne peuvent tout simplement plus s'habiller avec du fait main. La crise, le marché étranger et bon marché... inutile de faire un dessin quand moi même je n'avais pas les moyens d'acheter ce que je proposais. Et vu le temps énorme que je pouvais passer sur un article ... Je ne pouvais pas vivre en vendant trois bavoirs par semaine et avec le temps, ça ne m'éclatait plus du tout. 

Aujourd'hui, je n'ai plus aucune machine à la maison. Et pourtant qu'est-ce que j'étais équipée ! A la question à laquelle j'ai le droit tout le temps : 

"Mais pourquoi tu ne continues pas ? C'est dommage de laisser un talent de côté en plus tu aimais ça !"

Je répondrais encore une fois : 

"On peut vivre plusieurs cycles de vies complètement différents et on peut être douée pour plusieurs choses ou apprendre  à l'être ."

Aujourd'hui la couture ne me fait plus du tout vibrer. Peut être qu'un jour ça reviendra ... en passe temps. 

 

J'ai donc profité d'être encore jeune pour pouvoir me réorienter professionnellement et pouvoir encore me former. Bien que, nous pouvons nous former à n'importe quel âge.

Il était hors de question pour moi de poursuivre dans la vente, j'aimais beaucoup mes collègues mais je haïssais mes clients ^^ 

 

J'ai toujours aimé "garder" les enfants. C'était le terme, je "gardais" les enfants dans mon entourage, dans ma famille, j'ai élevé mon petit frère et eu ma fille jeune, donc j'ai toujours été dans les couches, les biberons et les comptines. Mais j'ai voulu passer du rôle de "gardienne" à "professionnelle" de la petite enfance. J'ai passé ma formation d'assistante maternelle et j'ai adoré ça ! Tous les jours j'apprenais quelque chose de très interessant, tous les jours je me remettais en question car en tant que maman, babysitter ou grande soeur, on ne réfléchi pas souvent à ses gestes et c'est génial de pouvoir apprendre autant. Tous les soirs je racontais tout à mon mari qui était très impliqué dans ce projet, je changeais la disposition de la chambre ou de la pièce de jeux et je prenais note de tout ce que je pouvais. 

Depuis que j'exerce ce métier, je n'ai JAMAIS eu la boule au ventre que l'on peut ressentir avant d'aller travailler par moment. Je n'ai JAMAIS eu envie d'arréter au contraire. Lorsque l'on rentre de vacances j'aime rentrer deux jours plus tôt pour préparer mes activités, organiser ma pièce de jeux et mon accueil. Je m'inscris à toutes les formations que je peux et je lis beaucoup sur les différentes formes d'éducation. 

J'aime vraiment ce que je fais et je ne veux pas faire autre chose à ce jour. 

C'est pourquoi j'ai décidé de passer mon CAP petite enfance cette année. Un défi personnel au départ, une envie d'apprendre et de me perfectionner par la suite. Avoir ce diplôme était pour moi mon nouveau cycle de vie. Mettre derrière moi réellement mes anciens diplômes et la couture, pour débuter ma professionnalisation dans le métier que j'exerce depuis maintenant cinq ans. Débuter ... 

Débuter car vous me connaissez maintenant, j'aime le défi et j'aime aller toujours plus haut. Le CAP peut m'ouvrir la porte d'autres concours (auxilliaire de puericulture, éducatrice de jeunes enfants etc ...) si un jour ce métier ne me suffit plus ou si tout simplement il n'y a plus de travail pour moi. 

Mais j'aime mon métier et je veux rester assistante maternelle. 

Bien sûr, j'ai des projets et même de gros projets pour les années à venir. Mais ça, ça reste encore secret. 

Cette année fut remplie de stress, d'envie d'abandonner, de sentiments négatifs car l'impression de ne pas suffisement étudier et d'être nulle, de fatigue ... Mais je ne regrette absolument pas cette année, elle m'a permise de me dépasser. Retourner "à l'école" ce n'est vraiment pas facile, surtout en candidat libre, seule avec ses bouquins à essayer de trouver du temps pour réviser entre le travail, la maison et la famille. Refaire un rapport de stage, passer un oral, remplir des copies d'examens ... faire partie des plus vieilles de la salle quand il y a encore 7 ans, j'étais la plus jeune de ma promo ^^ 

Je suis heureuse de mes notes également, car (tant pis si ça paraît prétentieux je m'en fiche) je ne voulais pas de notes moyennes. Je ne voulais pas "juste" avoir mon CAP pour l'avoir, c'est mon métier aujourdhui alors je voulais vraiment REUSSIR les épreuves. J'aurais été capable de repartir pour une année de révisions seule si jamais les notes ne me seraient pas convenues c'est certain ^^. Prétentieuse, Masochiste ou Perfectionniste malsaine .. à vous d'en juger.

Si je peux aider avec ma petite expérience ou répondre a vos questions si vous vous préparez à l'examen j'en serais ravie. 

J'ai obtenu : 

- EP1 (prise en charge de l'enfant à domicile) : 18/20

- EP2 (accompagnement éducatif de l'enfant et oral) : 19.25/20

- PSE (prévention, santé et environnement) : 18/20

- EP3 (techniques de service à l'usager) : 18.5/20

Ce qui me donne une moyenne de 18.54/20 (avec les coefficients) 

 

Je me rapelle encore de cette même période l'année dernière pendant mes vacances, où je me suis lancé le défi fou de passer cet examen. Jamais je n'aurais cru aller jusqu'au bout et aujourd'hui je le fête à quelques jours de mes vacances... c'est dingue. Merci à mon mari d'avoir cru en moi (un peu trop d'ailleurs si je l'avais écouté je n'aurais jamais révisé ^^), à ma soeur, aux groupes de soutien Facebook où on apprend beaucoup aussi. Merci à mes Babyz qui ont été réglé sur le même rythme de sieste cette année ce qui a permis à Nounou de pouvoir étudier. 

 

N.B : Je rappelle que l'examen du CAP n'est pas obligatoire pour être assistante maternelle. Seul l'EP1 est obligatoire à la fin de la seconde partie de formation pour être renouvellée au bout de cinq ans. Vous pouvez passer par la suite le CAP en entier mais seule (ou avec un organisme payant), en vous inscrivant sur le site du rectorat de votre académie. 

 

 

 

 

 

 

Epreuves terminées

Par Le 17/06/2017

 

Voilà, c'est officiel, mon année de révisions est terminée !

Jeudi 9, j'ai passé mon épreuve de PSE (Prévention, Santé, Environnement) qui a été relativement facile. Les écrits des années précédentes m'ont beaucoup aidé à m'entraîner et à savoir à quoi m'attendre. Ça a même carrément tout changé ! Il y a un mois de ça, je ne savais même pas que cette épreuve existait et en voyant "PSE" sur ma convocation j'ai paniqué. J'ai couru à la fnac m'acheter le petit livre en question, et j'ai révisé cette matière autant que j'ai pu.     La partie secourisme, assez présente, a été plus facile à appréhender grâce à ma formation de sauveteur. Sinon, c'est une épreuve de logique, sur la vie de tout les jour et au travail. Dommage qu'elle ne soit que coefficient 1.

Mercredi 14, je me suis rendu à Saint Médard de Guizière pour réalisée mon épreuve Ep2 et Ep3.

Je n'ai jamais autant stressé que les jours qui ont précédés cette journée. Nuits blanches, migraines, révisions sur révisions et entraînements sur entraînements.

J'ai commencé par être appelé pour l'Ep3. Nous sommes parti en groupe de 6 filles. L,'Ep3 est une épreuve pratique de cuisine, et une d'entretien. J'avais très peur car à la maison, je ne fais pas les même geste qu'en collectivité et c'est ce qui est quand même assez attendu. Beaucoup d'aller retour car locaux inconnus, mais finalement sur le moment, j'ai fais comme à la maison. En rajoutant 55 lavages de mains entre chaque étapes et des tonnes de règles d'hygiène en plus. Je pense avoir réussi l'épreuve mais je préfère avoir mes notes pour en juger.

L'Ep2 ... La pire épreuve pour moi : l'oral. J'ai eu tellement peur de cette épreuve et finalement tout s'est super bien passé. Le jury a été d'une bienveillance incroyable, m'a beaucoup complimenté et a adoré mon travail. Je suis sorti de là plus rassurée que jamais.

Les résultats tomberont début juillet donc encore quelques jours de patience, mais c'est une belle page qui se tourne :)

CAP petite enfance

Par Le 07/06/2017

 

On y est ... Je ne sais pas ce qui m'a pris de me lancer là dedans.

Juillet 2016, les résultats de mon EP1 tombent, j'obtiens un 18/20 et je me sens pousser des ailes ... je ne vois que ça.

Allez, partons pour le CAP en entier, ça ne devrait pas être très compliqué, après tout, ce n'est "qu'un" CAP.

On y est ... Nous sommes en Juin 2017, période d'épreuves et je suis sur le point de REELLEMENT passé ce fichu examen.

Je n'arrive même pas à y croire, car il y a eu beaucoup de doutes au cours de ces onze derniers mois.

Au mois de septembre, je suis partie m'acheter les livres et tout le programme de l'examen. J'ai commencé avec des objectifs (AHAHA) comme finir tel ou tel chapitre à telle date. Mes objectifs reculaient sans cesse : ben oui, reprendre ses études en travaillant 52h par semaine et en étant maman, ce n'est pas si simple que ça.  A la fin du premier trimestre, j'ai déjà voulu abandonner.

Ce CAP n'est pas "qu'un" CAP.

Et là, tout est dit.

J'ai passé 11 mois à étudier la biologie et ses schémas corporels, la nutrition de l'homme, de l'enfant, du bébé et du nourrisson, les sciences médico-sociales avec le développement de l'enfant et ses anomalies, le cadre juridique et institutionnel de l'enfant et de sa famille, la communication, mais aussi la technologie et la sécurité, jusqu'aux techniques professionnelles de la collectivité plus que du privé.

Un programme extrêmement chargé, comme je les aime car mon but était d'apprendre, mais bien plus complexe que ce dont on peut s'attendre en passant un CAP.

Mon mari me l'a même dit en m'aidant un soir à étudier "On dirait que tu révises un BTS en biologie".

Je commence à faire une overdose de celles qui disent "Le CAP petite enfance ? pfff je l'ai eu haut la main il est hyper simple !" ou encore "tu stresses pour rien, tu verras c'est rien du tout ! il est facile !"

En presque une année, j'ai "côtoyé" virtuellement via les réseaux sociaux plusieurs types de personnes : les lycéennes de 16-17 ans qui sont en cours depuis deux ans pour passer cet examen (elles aussi elles stressent), les assmats comme moi qui se lancent un défi perso et qui ne jouent pas non plus leur vie (elles aussi elles stressent), les personnes qui se réorientent et qui vont poursuivre avec plusieurs concours pour rentrer dans les écoles ou les hôpitaux (elles aussi elles stressent). Depuis un mois je vois des candidates sortir en pleurs des salles d'examens, d'autres faire des malaises à force d'attendre leur tour avec le stress et la chaleur, d'autres se planter complètement en faisant de graves erreurs en pratique à cause du stress également. Une amie collègue à moi qui a décroché son diplôme juste après notre formation m'a dit au mois de Septembre "Il n'est pas simple à avoir c'est faux. Si tu le veux, il faut BOSSER."

Donc j'ai fait de mon mieux.

Malgré le travail, malgré la fatigue, malgré les baisses de motivation, malgré les soucis, malgré la peur au ventre.

En Avril j'ai reçu ma convocation et j'ai compris que j'avais mal rempli ma feuille d'inscription car j'étais à nouveau convoquée pour l'EP1. Donc il a fallu un mois de négociation auprès du rectorat pour que l'on trouve un arrangement afin que je ne repasse pas deux fois la même épreuve. J'avais simplement oublié de cocher une case, et je ne voulais pas prendre le risque de repasser l'épreuve et de me planter ou d'avoir une moins bonne note. Également, cela faisait deux jours de plus d'examen, deux jours de plus à embêter les parents pour qu'ils trouvent une solution, et deux jours de plus de perte de salaire pour moi, pour une simple erreur. 

Donc après négociation, mon EP1 sera pris en compte, je ne dois pas me présenter aux deux journées où j'étais convoquée à la base, je serais notée absente mais ils changeront par la suite mon bulletin pour mettre ma vraie note. Je sens que ça va retarder mes résultats ça, avec les vacances d'été mais qu'importe, j'ai le mail de confirmation quoiqu'il arrive. Décidément, cet EP1m'en aura fait voir de toutes les couleurs.

Il me reste donc l'épreuve PSE (Prévention Santé Environnement) a passer demain, et l'EP2 et l'EP3 a passer mercredi.

Tout ça pour dire que je touche le but, et que j'ai très peur d'avoir fait tout ça pour rien. Ce CAP n'a l'air de rien jusqu'à ce que l'on s'y mette. Les épreuves que je redoute le plus sont celles de l'EP2 (oral sur mon rapport de stage) et l'EP3 (entretien des locaux et préparation d'un repas). Je DÉTESTE parler à l'oral, et les questions à retenir sont horribles, hyper poussées. Quant à l'EP3, il s'agit d'apprendre les gestes de collectivité que moi, toute seule chez moi, je n'ai jamais pratiqué donc même en regardant des centaines de vidéos sur le sujet, sans pratiquer avec le vrai matériel et un prof avec moi pour me reprendre (comme 80% des candidates), je ne pourrai jamais acquérir. 

Bref, une bonne soirée de révisions m'attend.

 

 

 

 

Je suis sauveteur secouriste.

Par Le 21/05/2017

 

Depuis le mois dernier, Nounou occupe ses samedis à préparer un bagage supplémentaire : son diplôme de secouriste.

J'ai eu la chance de pouvoir passer ma formation avec le greta, qui pourra me servir dans ma vie de citoyenne mais aussi et surtout, dans ma vie professionnelle. En effet, les accidents domestiques représentent aujourd'hui 61% des décés en France (12 000 morts par an) et ils sont la PREMIERE cause de mortalité chez les enfants ! Les étouffements et les chutes, sont les plus gros risques que nous pouvos rencontrer dans notre travail, puisque les plus touchés sont les enfants de moins de 5 ans.

A cela s'ajoute les malaises (difficilement détectables chez les jeunes enfants), les noyades (même dans 10 cm d'eau) et malheureusement, les arrêts cardiaques.

Professionnels de la petite enfance, nous avons toutes et tous une journée obligatoire d'initiation aux gestes des premiers secours à la fin de notre première partie de formation, avant même de commencer à accueillir notre premier enfant. Bien qu'elle soit très importante et utile, elle n'est pas vraiment "poussée". On y apprend la PLS, les massages cardiaques et étouffements en pratique. Mais c'est tout. Après, nous sommes lâché(e)s dans la nature et à nous de ne jamais oublier ces quelques gestes. Pas très rassurant. Heureusement, nos heures de travail nous permettent de cumuler des heures de formations et de nous améliorer sur différents niveaux ou de se remettre à jour.

En m'inscrivant à cette formation, j'avoue ne pas avoir mesuré l'ampleur de son contenu. La formatrice nous a averti "vous ne serez plus jamais les mêmes en ressortant de cette formation".

Nous y avons appris les gestes qui sauvent une vie. En effet, même si dans un moment de panique, nous avons peur de mal faire ou d'oublier quelque chose, peu importe ! Il faut agir tout de suite ! On ne peut pas aggraver l'état de la victime : elle va mourir. Nous avons 3 minutes pour agir face à un adulte qui s'étouffe, un peu moins pour un enfant ou un bébé. Au delà, il meurt. Alors pas le temps de paniquer, d'aller chercher son téléphone au fond de la pièce, le voisin d'à côté, il faut agir immédiatement.

Nous avons étudié et pratiqué les hemmoragies, les arrêts cardiaques, les malaises, la mort subite du nourrisson, les étouffements, les intoxications, les chutes, les convulsions, les AVC, les dégats corporels considérables en cas d'attentats ( membres arrachés, plusieurs dizaines de victimes, sauvetage avec les moyens du bord en situation d'urgence ...), les dégagements d'urgence en cas d'incendie ou de nuage toxique, les messages d'alerte exacts pour qu'ils soient les plus clairs et les plus efficaces possibles ... et tellement d'autres choses.

Cette formation a été quelque chose de tellement enrichissant qu'il est difficile de l'expliquer. En tant que maman j'ai souvent eu des craintes et en tant que professionnelle encore plus car je suis responsable de plusieurs enfants qui ne sont pas les miens, chaque jour de l'année.

Après un examen écrit et pratique très stressant, je suis fière de vous annoncer que j'ai obtenu mon diplôme de sauveteur secouriste !

La formatrice a été merveilleuse, grace à elle je ressors de cette expérience bien plus confiante. Elle a été extrêmement bienveillante et m'a beaucoup complimenté sur mon attitude dans l'urgence. Je me rappelerai toujours de sa phrase "j'ai eu l'impression d'avoir une collègue secouriste en face de moi" en parlant de moi. Quel compliment !

Mon examen a porté sur un homme victime d'une crise cardiaque dans un lieu public. En arrivant sur les lieux, je vois une victime allongée au sol et une femme, SA femme, allongée sur lui, en larmes. La femme (jouée par la formatrice) est hystérique, elle parle fort, elle crie, je ne comprends rien. Je lui demande de se calmer, je lui demande ce qu'il s'est passé, je veux qu'elle me raconte. Elle crie, je comprend qu'il s'agit d'une dispute , de violences ... je lui attrape le bras, me met à sa hauteur et lui dis fermement que maintenant j'ai besoin de calme. Que je suis sauveteur et que pour aider son mari j'ai besoin de comprendre ce qu'il s'est passé. J'ai eu l'impression de gronder ma fille, je n'ai pas réfléchis et c'est ce qu'elle a aimé. Là elle se calme, je comprend "douleur à la poitrine".

Tout s'enchaîne, je comprend en moins d'une minute que l'homme a fait une crise cardiaque. Je le stimule vigoureusement, rien. Je verrifie sa respiration au cas où, rien. C'est parti pour le massage cardiaque, je compte, j'appelle un témoin pour qu'il aille me chercher un défibrilateur. Tout se met en place, elle arrive vite, avant que mes bras ne fatiguent. Le témoin me tend un téléphone, et en haut parleur, je délivre le message d'alerte au Samu, qui finiront par arriver peu de temps après.

Ensuite un petit oral, la formatrice me demande mon ressenti. J'ai l'impression d'avoir oublié beaucoup de choses, il n'en est rien. Petite piqure de rappel de la prof "vous manquez terriblement de confiance en vous mais avez de grandes capacités Aurélie. D'aileurs, votre écrit de ce matin était particulièrement bon et je m'en suis servi comme modèle" Oups. Je rougis, mais je suis rassurée. Ma presation a été validée !

D'ici quelques semaines je reçevrais donc ma petite carte de sauveteur, un gage de confiance en plus. Le greta va nous inscrire sur le registre des sauveteurs et désormais, plus qu'un simple citoyen qui se doit de simplement avertir les secours aux yeux de la loi, nous devrons agir. Je touche du bois très fort, pour ne jamais avoir à me servir de ces gestes dans le cadre de mon travail, mais je sais désormais que je saurais faire face.

RENOUVELEE POUR CINQ ANS !!!

Par Le 04/05/2017

 

Bon, même si je connaissais déjà la réponse de la commission depuis presque 3 semaines, et que je me languissais de vous en faire part, j'ai attendu le courrier officiel pour vous annoncer la nouvelle :

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Ma demande de renouvellement a donc été acceptée et je suis désormais agréée pour QUATRE enfants !! Je suis si heureuse ! C'est une évolution professionnelle que je n'attendais pas forcément, puisque ma demande pour une quatrième place n'était pas prévue. A force de refuser les demandes car j'étais complète, je me suis dis "pourquoi pas ?".

Et c'est donc officiel !

L'entretien avec l'assistante sociale s'est trèèèèèèèèèèès bien passé, rien à voir avec mon premier entretien il y a cinq ans. Certes, maintenant j'ai confiance en mon travail et en mes capacités, mais l'assistante sociale avec qui j'ai eu ce rendez-vous a été géniale. Il n'y avait aucun jugement, elle est restée là à me regarder travailler, à discuter avec moi de mon ressenti sur ces cinq dernières années, sur les hauts et les bas, les enfants, les parents, l'organisation, ma fille ...

Si je devais porter un regard sur ces cinq dernières années, je vous dirais que je n'ai jamais été aussi épanouie au travail. J'aime réellement ce que je fais, j'adore mon métier. Aucune journée ne se ressemble, il faut s'adapter à la météo, à la santé de chacun, à l'âge, à l'évolution de chacun, aux sorties collectives, individuelles, aux fêtes et anniversaires, aux départs, aux remplacements, aux vacances ...

En cinq ans, j'ai accueilli 11 enfants. 5 jusqu'à leur entrée à l'école, 2 jusqu'à leur déménagement, 2 en remplacement, 1 en périscolaire et 1 en "dépannage".

Ces 11 enfants resteront dans ma mémoire pour toujours, chacun avec son caractère, ses habitudes, ses goûts, son rythme. Certains auxquels on s'attache plus qu'à d'autres (souvent les plus difficiles - petite expérience qui parle -), certains que l'on aurait aimé accueillir d'avantage mais que la vie en décide autrement, certains que l'on voit grandir même après leur départ, certains qui nous déchirent vraiment le cœur en partant et qui nous font pleurer pendant des jours ... Il y a aussi leurs parents, avec qui l'on travaille, et avec qui c'est quelque fois plus compliqué que prévu. Il y a ceux que l'on ne remerciera jamais assez pour leur respect, leur gentillesse à notre égard, ceux qu'on aimerait garder des années de plus ...

Je ne m'attendais pas à vivre autant d'émotions en me lançant dans cette aventure il y a cinq ans. Je retiens des moments forts : ma première accueillie M avec qui Nevea a grandi pendant 2 ans et avec qui j'ai fais mes premiers pas de nounou. A ...  rien ne peut expliquer ce lien si spécial et ce déchirement lorsqu'il est parti (lui et ses parents d'ailleurs) C'est avec lui que j'ai obtenu ma troisième place. S et M, ma première petite fratrie qui m'a demandée beaucoup d'énergie et avec qui j'ai adoré travaillé (eux et leurs parents également). Et puis tous les autres, même s'ils sont restés moins longtemps, ont marqué par leur présence. Je ne vais pas parler pour ma petite équipe actuelle : H, M et A-J qui ne sont pas encore partis, j'en profite encore quelques mois :)

C'est donc parti pour cinq années de plus, à quatre cette fois, puisque Z (16mois) vient de nous rejoindre.

Je commence ce prochain chapitre avec pleins de projets pour ma part avec des formations en cours et en vue pour encore plus apprendre.

Signée : Nounou plus heureuse que jamais.

 

Petit point C.A.P

Par Le 13/12/2016

 

Voilà, aux dernières nouvelles (cet été donc) j'envisageais de m'inscrire au CAP Petite Enfance pour la session de 2017. Je vous en décrivais les raisons ICI.

Mais je n'avais pas donné de nouvelles depuis :

Alors, depuis le mois de septembre, j'essaie de réviser pendant les siestes. Pour être honnête, je trouve hyper difficile de se replonger dans les bouquins. Je n'ai jamais été forte pour étudier à la maison, je préférais écouter le prof directement et j'arrivais à retenir les cours avec ma mémoire auditive. Là, clairement, lire m'ennuie, limite m'endort et ce n'est pas facile du tout. J'ai souvent hésité à envoyer ma candidature ou non.

Et puis je me suis obligée d'aller au bout cette fois !

Parce que oui, c'est nul et on préfèrerait tous faire autre chose que de faire "des devoirs", mais que non, je ne serais pas fière de moi si je n'essaie pas de relever ce défi.

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Les pré-inscriptions ont ouvertes en octobre et dès mon retour de vacances, j'ai envoyé ma candidature. Début décembre, le rectorat m'a envoyé une demande de confirmation, et de justification de mes diplomes, ou notes. Tout est donc parti, il ne me reste plus qu'à attendre la convocation.

Je vais donc repasser l'EP1, et passer l'EP2 et l'EP3 en candidat libre.

Les matières générales me sont dispensées grace à mes diplomes passés.

Normalement, les épreuves se déroulent sur deux ou trois jours (ou demi journées) entre avril et juin dans un lycée de Bordeaux.

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Il me faut donc étudier pour commencer : la biologie, la nutrition, le médico-social, la technologie et les techniques professionnelles.

Je viens tout juste de boucler les 7 chapitres de la partie NUTRITION. Une bonne chose de faite. 

Il me reste 3 chapitres sur 8 pour la biologie, 3 sur 4 en techniques professionnelles et toute la partie tecnho et médico-sociale (au total : 30 chapitres).

Autant dire que je n'avance pas vite du tout, mais ... on va y arriver ^^

J'ai trouvé une petite astuce pour retenir ce que je lis avec mon soucis : lire à voix haute. Cela m'aide beaucoup et je vois la différence.

Affaire à suivre donc ...

La figure d'attachement

Par Le 08/10/2016

 

Je suis tombée sur cet article, très intéressant pour vous les parents, pour moi également, et dont je voulais vous faire part.

En quatre ans j'ai souvent entendu "chez vous il dort sans soucis, je ne sais pas comment vous faite", ou "impossible de le changer à la maison, d'aller à tel ou tel endroit, il/elle est infernal(e) ... avec vous ça marche toujours". Et comme je n'ai pas de "recette magique" et que je vois bien qu'en tant que maman, je vis les mêmes choses que vous lorsque ma fille est à l'extérieur, je pense que cet article explique TRES bien ce qu'il en est :

La figure d’attachement…. ou pourquoi votre enfant est plus difficile avec vous qu’avec les autres !

« Avec moi, c’est un amour ! On ne l’entend pas. »

« Je l’ai couché sans aucun problème, moi ! »

« Il a mangé sans aucune difficulté, il n’y a qu’avec toi qu’il fait le difficile ».

Que celle qui n’a jamais entendu ces phrases horripilantes (et leurs dérivés en tous genres) dans la bouche de sa mère, sa belle mère, ou sa nounou lève la main… Chapeau, vous avez du bol !

Situation : tu galères avec ton gosse (exemple : tu mets systématique 50 minutes à l’endormir en le berçant pour qu’il fasse des pauvre micro siestes de 20 minutes, il se réveille 4 fois par nuit en hurlant, tu as le dos défoncé et quand tu te réveilles le matin tu ne sais même plus si c’est hier ou aujourd’hui), tu es au bout du rollmop, alors on te propose gentiment d’aller te détendre (exemple : aller faire les courses à Carrefour SANS le greffon, oh joie ! – Ok, c’est moisi comme détente… aller faire du shopping un après-midi avec tes copines, oh joie !) , tu culpabilises un peu et tu t’inquiètes un max (pourvu qu’elle réussisse à l’endormir…) et quand tu rentres en courant pour le récupérer (mon enfant, vite !!!), tes sacs de shopping remplis de 8kg de fringues de bébé et d’un pauvre foulard pour toi volant au vent, on (mamie, papi, tata, copine..) t’annonce que tout s’est merveilleusement bien passé sans toi, d’ailleurs tout s’est passé bien mieux qu’avec toi (exemple : l’enfant a réclamé le lit et s’est endormi tout seul dedans sans casser le dos de personne et à dormi 3h d’affilé).

Conclusion logique : tu crains, comme mère.

Généralement, le récit de la journée de ta progéniture fait par sa baby-sitter d’un jour inclut des petits coups de massue commentaires du type « C’est incroyable, dès que tu es là elle devient infernale ! », « C’est parce qu’avec moi, il sait que ça ne marche pas… », « Moi, je ne cède pas, elle a compris tout de suite », « Il sent que je suis détendue, moi » ou autre variation autour du thème « Avec moi, ça va tout seul, prend en de la graine ».

Rien de tel pour booster ta confiance de mère ! Tu rentres de ton après-midi détente ruinée (rapport aux 8 kg de fringues pas en solde), crevée (rapport au 10 kilomètres parcouru dans les allées du centre commercial – la prochaine fois tu feras une sieste plutôt, malheureuse !) et convaincue d’être encore plus nulle que ce que tu pensais déjà.

En fait, c’est tout l’inverse !

Ce qui explique, en grande partie, la différence de comportement de nos bébés et enfants quand ils sont en dehors de notre présence, c’est la théorie de l’attachement, qui a été formalisée par le psychiatre et psychanalyste John Bowlby en 1978 (ça date pas d’hier, mais bizarrement l’information circule mal). Je vais essayer d’en synthétiser l’essence (et je vous assure que ce n’est pas barbant comme le formalisme de ma phrase précédente peut le laisser penser).

Théorie de l’attachement et figure d’attachement principale

Le principe de base est qu’un jeune enfant a besoin, pour connaître un développement social et émotionnel normal, de développer une relation d’attachement avec au moins une personne qui prend soin de lui de façon cohérente et continue. Cette personne est la figure d’attachement principale de l’enfant ; c’est celle qui s’occupe et prend soin de lui de façon privilégiée d’une façon stable au moins plusieurs mois durant la période qui va de l’âge de six mois environ jusqu’à deux ans. La figure d’attachement principale nourrit le sentiment de sécurité intérieure de l’enfant, par sa constance à être présente, à apporter bien-être, réconfort, repère, soins divers, tendresse, moments partagés, et à répondre à ses besoins. Plus la figure d’attachement nourrit ce lien, plus elle remplit le réservoir affectif de l’enfant… plus se développent ses compétences émotionnelles, sociales et intellectuelles.

Malgré l’implication de plus en plus grande des papas, la figure d’attachement principale reste souvent la maman ; d’après une étude publiée par le ministère des affaires sociales, en 2015 les femmes consacrent en moyenne 1h33 minutes par jour à s’occuper de leurs enfants contre 44 minutes pour les hommes (soit le double), sachant que la proportion du temps apporté aux soins des enfants est de 53 minutes pour les femmes contre 20 minutes pour les hommes (soit presque 2/3 – 1/3).

L’enfant peut bien évidemment avoir plusieurs figures d’attachement (on ne peut pas être trop à prendre soin d’un enfant!) mais il y aura systématique une figure d’attachement principale qui sera hiérarchiquement au-dessus des autres et vers laquelle l’enfant se tournera en priorité. Dans le couple les deux parents sont souvent, aujourdhui, des figures d’attachement mais l’un des deux est la figure principale, selon qui s’occupe de l’enfant le plus souvent et avec le plus de constance.

Après deux ans, l’enfant devient capable d’utiliser sa ou ses figures d’attachement comme base de sécurité à partir de laquelle il va explorer le monde ; la théorie de l’attachement sous-tend donc l’idée que pour pouvoir devenir autonome et se séparer de façon saine et sereine, un enfant doit déjà avoir pu s’attacher solidement. . Ce n’est que lorsque les besoins d’attachements sont satisfaits que le jeune enfant peut s’éloigner en toute sécurité de sa figure d’attachement pour explorer le monde qui l’entoure. D’où l’idée que le maternage proximal, la réponse immédiate aux pleurs et le refus de la séparation précoce de son enfant dans ses deux premières années, loin d’entraver la future autonomie de l’enfant, l’y prépare de façon optimale  :)

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Comportement avec la figure d’attachement

C’est un réflexe archaïque que possèdent tous les mammifères : ne PAS exprimer sa détresse en milieu hostile ou étranger, sous peine de se rendre vulnérable. Les bébés et les jeunes enfants conservent ce réflexe archaïque : en dehors de leur(s) figure(s) d’attachement, ils n’osent pas exprimer pleinement leur stress, leur tristesse, leur détresse.

Ainsi, au cours d’une journée de garde (à la crèche, chez mamie, la nounou etc.), l’enfant accumule des tensions dues à tout ce qu’il vit dans la journée (découvertes, apprentissages qui sont très riches à leur âge, déception, frustration diverses, fatigue, manque des parents, grandes joies, anicroches avec d’autres enfants, stimulations intenses etc…) qu’il ne s’autorise à exprimer qu’en présence de sa figure d’attachement principale, celle qui lui garantit le maximum de sécurité. Il n’y a que sa figure d’attachement pour continuer à l’aimer inconditionnellement alors qu’il pleure, qu’il tempête, qu’il crie, qu’il se roule par terre, qu’il devient littéralement infernal… qu’il se décharge.

Généralement, cela se traduit par des explosions sur des toutes petites choses qui paraissent anodines (chez nous, aller dans la poussette à la sortie de la crèche, patienter quelques minutes pour le dîner…) ou des pleurs sans raison apparentés… en fait, ce ne sont que des déclencheurs, des prétextes pour ouvrir la soupape de la cocotte minute. Cela me rappelle un peu les pleurs de décharge du soir du nourrisson. Dans ces moments là, en tant que parent, il faut savoir lâcher prise et oublier le prétexte déclencheur et recharger à tous prix le réservoir d’amour par des moments de tendresse et d’attention exclusive. C’est difficile car quand nos enfants se comportent « mal » on est tentés de penser à redresser la barre, à sévir… Ou alors on s’éloigne, on coupe le lien parce qu’on est blessé ou fâché alors que c’est tout l’inverse dont l’enfant à besoin. Un gros calin, un jeu, de l’écoute, le serrer dans nos bras… Voilà ce dont notre enfant à vraiment besoin dans ces moments la.

Même si l’enfant fini par considérer, par exemple, sa nounou ou sa grand-mère comme des figures d’attachements car elles prennent soin de lui régulièrement, il y aura toujours ce phénomène de décharge (à plus petite échelle, certainement) au moment des retrouvailles avec la maman, figure d’attachement principale. On le voit également dans les couples, notamment lorsque les papas s’occupent moins ou peu des enfants ; le jour où ils le font en l’absence de la maman, tout va comme sur des roulettes. Dur pour la maman, d’entendre « avec moi ça va tout seul ! » dans la bouche de son mari.

Ce n’est pas facile à vivre, cette impression que notre enfant nous garde le pire et donne le meilleur aux autres ; mais c’est un témoignage de son sentiment de sécurité avec nous, alors prenons le ainsi pour supporter.

PS : un article à faire lire à la prochaine personne qui va s’occuper de votre loulou pendant quelques heures ;)

 

 

 

Retrouvailles avec A et ses parents

Par Le 04/08/2016

 

 

 

 Pendant nos vacances nous avons passé une belle après-midi avec bébé A !

Il a bien grandi, il parle et il a gardé son petit caractère que j'aime tant :)

En Septembre il rentrera à l'école, que le temps passe vite ... j'ai toujours l'impression que c'est le tout petit bébé que j'ai acceuilli à la maison.

Merci Delphine et Samy pour ces retrouvailles toujours géniales ! J'espère garder le contact bien longtemps avec mon petit A <3

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EP1 et petite frayeur !

Par Le 31/07/2016

Ah cet EP1 ... il m'aura fait quelques frayeurs cet été.

Au point que je me suis dis que cette anecdote, faisant partie de mon métier, devait être partagée :)

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Lorsque nous devenons assistante maternelle, l'agrément qui nous est délivré, est valable 5 ans. Nous n'obtenons donc pas ce petit bout de papier à vie, il faut faire ses preuves et le renouveler tous les cinq ans (en veillant bien à le redemander 6 mois avant la date d'échéance, car les délais sont longs).

Pour être renouvelé(e) cinq années supplémentaires, il faut avoir passé UNE des trois épreuves du CAP petite enfance : l'EP1.

Nous ne sommes pas obligé(e) de réussir cette épreuve, simplement de la passer.

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Lors de ma seconde partie de formation en Novembre 2013, j'ai passé cet EP1 devant un jury. Seulement je n'avais pas envie de m'arrêter là, je voulais passer l'examen en entier pour voir ce dont j'étais capable. Ma formatrice à ce moment là, m'avait donc inscrite au CAP en candidat libre, pour Juin 2014.

L'EP1 passé à la fin de ma formation était donc un joker : si je ne réussissais pas celui du CAP en juin, je récupèrerais automatiquement ma note de la formation pour mon renouvellement.

Début d'année 2014 j'ai donc acheté les livres et commencé à réviser mon CAP. Seulement, petite chose imprévue au programme : mon mariage!

J'avais un peu la tête ailleurs et j'ai finalement laissé tomber le CAP. Pour le remettre à plus tard ? Ou laisser tomber ? Peu importe, mon métier me plaisait de cette manière, pourquoi chercher un diplôme de plus ? J'ai donc abandonné cette idée.

Les mois passèrent et j'ai commencé à me demander quand ma note de l'EP1 passé en Novembre 2013 allait arriver ?

En 2015 j'ai contacté le rectorat pour obtenir ma note. Entre la demande et la réception du courrier, il s'est écoulé une année! Et avec une petite surprise à la clé: la mention "absente" sur mon épreuve d'EP1. Autrement dit, éliminatoire pour prétendre à un renouvellement.

Cette lettre est arrivée au mois de juillet 2016. Mon agrément se terminant en juin 2017, il ne me restait donc que quelques mois avant de faire la demande de renouvellement. Autant dire: panique à bord !

J'ai contacté je ne sais combien de personnes différentes pour trouver une solution, je m’imaginais les pires scénarios : me réinscrire à un autre EP1 ? Seulement les cessions sont en juin et donc je perdrais mon travail et je devrais abandonner tous les parents à ce moment là :(

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Heureusement, une de mes copines de formation cette année là, avait gardé les coordonnées de notre formatrice. Celle-ci a réussi à retrouver ma note et à me la renvoyer (en me faisant un peu la morale sur la date tardive de ma demande ^^).

J'ai donc eu un retour de vacances au top, avec ma note à la maison (et en plus j'ai eu 18/20 !!!!!), et ma situation toute arrangée. Un bon coup de chaud, qui se termine bien.

Je vais donc pouvoir demander mon renouvellement en fin d'année normalement, et cette fois ci, j'ai réellement envie de passer ce CAP petite enfance.

Un peu d'appréhension, beaucoup même, de replonger dans les bouquins tant d'années après les bancs de l'école, la pression de ne pas réussir l'examen alors que j'ai eu des diplômes supérieurs, mais j'ai vraiment envie de me lancer dans l'aventure. 

Ayant 4 ans d’expérience dans le métier, je peux prétendre à la VAE (validation des acquis par l'expérience) pour obtenir le CAP, je devrais dans ce cas constituer un dossier sur mon travail et passer devant un jury pour répondre à leurs questions.

Ou alors passer par la voie normale, passer le CAP en entier en passant les trois épreuves ( l'EP1, l'EP2 et l'EP3).

J'ai fais le choix de le passer normalement, en candidat libre. Je pense que ce sera plus dur, plus stressant et plus long à préparer, mais je pense aussi que j'apprendrais beaucoup plus de cette manière. J'ai envie de me plonger dans l'univers médico-social, de la biologie et autres sujets que je ne maîtriserais pas forcément même avec mon expérience actuelle.

C'est surtout un défi personnel et puis si dans quelques années, pour n'importe quelle raison, je suis amenée à devoir quitter cet emploi, je voudrais poursuivre dans cette voie et évoluer en passant des concours . Je ne me vois plus travailler dans un autre domaine que celui de la petite enfance, j'aime réellement ce que je fais et ce sera toujours une sécurité d'avoir ce diplôme.  

Donc, affaire à suivre !

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Petite visite chez A à Pau !

Par Le 03/09/2015

Ce week-end, Nounou est partie avec sa petite famille à Pau, dans les Pyrénées atlantiques, pour rendre visite à son petit A et à ses parents ;)

De belles retrouvailles autour d'un petit goûter ( merci maman A !!) et une Nounou émue de voir ce petit clown grandir si vite. 

Craquotte était toute exitée de retrouver son "petit bonhomme" et lui nous a bien montré qu'il était heureux de nous revoir en nous réalisant tous ses jolis talents :)

Très bel après-midi, à refaire très bientôt ! 

Gros bisous bébé chou !!! 

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La notion du partage ?

Par Le 16/07/2015

Il y a quelques jours, je suis tombée sur un article publié sur le site "Bridoz" qui m'a vraiment beaucoup plu. 

Une maman y explique son point de vue légèrement différent ( du moins différent de ce que l'on apprend ou de ce que l'on fait sans savoir pourquoi) sur la notion du partage. 

Son point de vue m'a vraiment interpellé et j'y adhère complètement ! 

Voici son article : 

(source: sunnyskyz)

"À la maternelle de mon fils, il existe des règles régissant le partage. C’est un établissement en partie géré par les parents, donc de telles règles sont nécessaires pour que tout le monde soit logé à la même enseigne. Selon ce règlement, un enfant a le droit de conserver un jouet aussi longtemps qu’il le désire. Si un autre enfant veut jouer avec, il doit attendre que le premier enfant ait fini de l’utiliser. Nous mettons même un jouet de côté pour un enfant s’il doit s’absenter pour aller aux toilettes, manger, etc, afin qu’un autre enfant ne le lui prenne pas. Cela s’applique non seulement aux jouets, mais aussi aux balançoires et autres jeux de plein air dans la cour de l’école.

Initialement, je n’ai pas vraiment compris l’utilité de telles règles. Je me suis simplement pliée à celles-ci, sans vraiment me poser plus de questions. Les enfants connaissent tous ce règlement, donc une fois les deux premières semaines d’école passées, ils ne protestent plus vraiment si vous leur dites que “tu pourras jouer avec une fois que Sally Jo aura terminé.” Mais ces derniers temps, j’ai remarqué que l’attitude des gens vis-à-vis du partage était totalement différente dans d’autres lieux où nous nous rendons, et ça m’a permis de mieux comprendre l’intérêt de notre règlement.

Voici quelques exemples d’habitudes de partage discutables que j’ai vues récemment. La première, je l’ai vue chez une de mes amies. (et j’espère qu’elle ne m’en voudra pas de l’utiliser comme exemple). Un jour, elle était au parc, accompagnée de son fils de 24 mois. Il avait amené une de ses petites voitures pour jouer. Un autre enfant, un peu plus vieux, voulait jouer avec la voiture, et demandait que le fils de mon amie la lui donne. Les deux enfants se sont naturellement disputés, jusqu’à ce que la mère de l’autre enfant dise à son fils : “Visiblement, sa maman ne lui a pas appris à partager.” Et ce bien que la voiture lui appartienne, et que lorsque l’on vous demande de partager, rien ne vous oblige à accepter.

 

Mon second exemple s’est produit un matin au centre aéré local. Le vendredi matin, la salle de sports y est remplie de petits garnements qui escaladent les structures, grimpent dans des voitures en plastique, font du tricycle, jouent avec des balles, sautent dans un château gonflable… Pour faire simple, c’est le terrain de jeu idéal pour les petits. Là, il y a une voiture rouge que mon fils adore ; la dernière fois, il l’a conduite pendant l’heure et demie que nous avons passée là-bas. La plupart des mères des plus petits sont constamment derrière ceux-ci, mais mon fils est suffisamment vieux pour que je puisse prendre un peu de distance, et le laisser jouer. Ce jour-là, j’ai donc pu voir une mère s’approcher de mon fils, pour lui demander à plusieurs reprises de laisser son enfant jouer avec la voiture rouge. Mon fils a refusé, naturellement, et elle a finalement abandonné. Il y avait pourtant des dizaines d’autres voitures disponibles, dont une quasiment identique à celle de mon fils. Mais j’aurais peut-être dû intervenir.

Des leçons pour la vie réelle

Je suis en désaccord profond avec la réaction de ces mères. Pour moi, c’est handicaper un enfant que de lui faire croire qu’il peut avoir quelque chose que quelqu’un d’autre utilise, simplement parce qu’il le désire. Et je comprends très bien que l’on puisse vouloir donner le maximum à son enfant ; je partage ce sentiment. Mais c’est une bonne leçon que d’apprendre que l’on ne peut pas tout avoir dans la vie, et qu’il ne faut pas marcher sur la tête d’autrui pour parvenir à ses fins.

Qui plus est, ce n’est pas ainsi que fonctionnent les choses dans la vie réelle. Une fois adulte, votre enfant va croire que tout lui est dû. On peut déjà voir ce phénomène à l’oeuvre au sein de la génération actuelle. J’ai lu un article fascinant au sujet des jeunes d’aujourd’hui, qui demandent des augmentations et des promotions professionnelles pour diverses raisons comme “je viens tous les jours au travail”.

Et si vous n’êtes pas d’accord, songez un instant à votre quotidien d’adulte. Vous ne prendriez pas la place de quelqu’un dans la file d’attente du supermarché, simplement parce que vous n’avez pas envie d’attendre. Et la plupart des gens ne prendraient pas quelque chose à autrui (par exemple une paire de lunettes ou un téléphone) simplement parce qu’ils en ont envie. (Quoique, peut-être le feriez-vous. Auquel cas cet article n’est pas pour vous.)

Être un parent est difficile, mais apprenons plutôt à nos enfants à s’habituer à être déçu, car cela leur arrivera régulièrement. Et nous ne serons pas toujours là pour les consoler. Apprenons-leur à obtenir ce qu’ils désirent par le biais du travail, de la patience et de la volonté.

Que pensez-vous des notions de partage chez les jeunes enfants ? Vous n’avez probablement pas de “règlement”, puisque moi non plus, je n’en avais pas avant de rejoindre l’école maternelle de mon fils. Mais je vois, autour de moi, que tout le monde possède un point de vue différent sur la question. Peut-être que nous devrions tous avoir une bonne discussion à ce sujet."

Bonne lecture et bonne réflexion !

Forum des assistants maternels

Par Le 06/06/2015

En ce samedi matin je me suis rendu au premier forum des assistants maternels de la Gironde. Nous avons eu droit à des stands sur différents aspects du métier mais aussi et surtout, à un beau discours de Mme Bosse-Platière sur notre métier. Discours parfaitement pensé, écrit et dicté pour une personne qui n'est pas assistante maternelle mais qui a sû écouter durant vingt années, ces professionnelles de la petite enfance. 

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Ces périodes de regroupement sont toujours trop courtes, mais très denses et en sortant de là, j'en veux bien plus. 

J'ai donc décidé de me servir de mes heures de DIF accumulées jusqu'ici, afin de me former encore et encore, de m'améliorer, de me remettre en question, de me renouveler et d'élargir mon esprit professionnellement. 

Ces formations sont pour moi indispensables à la qualité d'acceuil que je souhaite offrir à mes Babyz, à la relation de confiance avec mes employeurs et à la valorisation de mon métier. 

Comme la plupart des assistantes maternelles, il est vrai que je privilégirai les formations du week-end, même si mes semaines seront longues, je n'aime pas chambouler les rythmes des parents/enfants. Si par cas, une des formations se déroule en semaine, je procéderai évidemment à une discussion avec les parents plusieurs mois à l'avance afin que nous trouvions une solution. 

Pour l'instant, je m'informe sur la formation "éveil sportif et motricité" d'une durée de 16h, qui s'effectue au mois de septembre, sur deux samedis. 

Les parcours de motricité que j'organise à la maison sont très ludiques et plaisent à mes Babyz, mais j'aimerais approfondir cela afin d'avoir une approche plus professionnelle. 

Cette formation me permettra de : 

- Connaître le développement moteur des enfants et les activités motrices à leur âge.

- Savoir utiliser les matériels adaptés ou des équipements présents au domicile. 

- Identifier les structures relais.

- Prendre en compte un handicap.

- Assurer en toute sécurité les activités sportives au domicile.

Si par cas, en tant que Parents, vous souhaitez que votre assistante maternelle effectue une formation spécifique à un besoin de votre enfant, ou se perfectionne dans un domaine particulier, vous pouvez vous référer à l'organisme Ipéria et en parler à votre salariée évidemment, cela doit être bénéfique à tous. 

Bon week-end !